lundi 7 avril 2008

Les femmes et l'Europe

Ami,

Tu me connais trop bien! Tu me demandes pourquoi je n'ai pas glisser mots des femmes qui me manquent aussi terriblement que mes amis masculins. C'est, comme tu le sais aussi, parce que j'ai pour elles un sentiment d'une nature évanescente que je ne réussis que rarement à saisir.
Peut-être devrais-je dire que les femmes que je côtoie sont trop vertueuses? Je ne sais pas. Mais elles ont un je-ne-sais-quoi qui à chaque regard et pensée me fait voir autre chose, me fait penser autre chose et au final, me laisse rêveur.
Certains disent qu'il est difficile, voire impossible, d'avoir une amitié profonde et complète entre un homme et une femme. Je ne porte pas de jugement définitif sur la question. L'expérience seule que j'ai est ce sentiment étrange et contradictoire.
Lors de ce voyage, j'ai aussi pensé à elles. Les villes et paysages de mon aventure me les ont fait voir et entendre. Peut-être même ais-je rêver à certaines. J'avais mille mots tournés vers elles. Trop peu pour définir le sentiment que j'avais, mais assez pour occuper mes pensées longuement. Il reste que ce vocabulaire n'était pas familier à celui que j'avais pour mes amis et confrères de genre. Quand l'impressionnante force des montagnes et l'élégance des architectures suisse me touchaient l'esprit et me rappelaient Alexandre. Les sinueux canaux laissant langoureusement résonner le bruit des vagues sur les façades de Venise me faisaient rêver aux charmes indescriptibles de Christine ou d'Émilie. Que devrais-je dire d'autre? Que la beauté mélancolique et luxueuse des plages de la cote d'Azur me faisait penser aux soirs doux que je passais à discuter et à danser avec elles? Ce serait vrai, mais étrangement limité par l'étrange sentiment que je partage avec elles.
Ais-je besoin de te rappeler que j'étais dans la seconde partie de cette improbable aventure accompagnée par une femme avec qui je partage une relation dès plus longues et enchevêtrer? Je ne pense pas. Celle que je nomme depuis toujours ma Rose de l'Ouest m'a fait le plaisir de sa présence tout le long du trajet vers l'est. Durant les longues heures de train et les nuitées songeuses. Je n'ai pu éviter les discussions passionnées sur nos sentiments intimes. Quand deux amis de si longue date se rencontrent dans une aventure aussi surprenante, les noms de ceux et celles qui sont l'objet de notre amour ne peuvent pas rester secrets.
Ainsi, par une douce présence féminine et l'acte puissant et créateur de la parole, j'ai renoué et tenté de dénoueur ce sentiment que j'ai pour ces amiEs de chez moi. Toi qui me connais bien. Qu'en penses-tu?
De tes nouvelles me manquent
J'ai hâte de te voir
À bientôt
Gabriel

1 commentaires:

Christine a dit…

Touchant compliment! merci!