Salut mon ami,
Tu n'avais pas eu de lettre de ma part depuis un moment déjà. Je t'écris parce que je me prépare à partir. J'ai quelque part quelques documents remplis qui devraient me faire traverser 700 km à travers la campagne québécoise pour me retrouver quelque part sur la Côte-Nord de ma belle province. Oui! Tu as bien lu! 700km et c'est encore dans la même province. Je suis heureux de vivre dans un si vaste pays et je vais dans quelques semaines en découvrir une autre partie.
Je ne suis jamais allé aussi loin dans mon propre pays et j'ai très hâte de partir. Pourquoi est-ce que je pars? Parce que j'ai envie de voyage. Je ne suis pas parti depuis déjà presque une année et le goût du lointain me trouble déjà. J'ai envie d'être sur la route. Je ne pars pas longtemps ni très loin. Je ne pars pas non plus dans une suite effrénée d'escale. Je vais à un endroit et je reviens. Reste que c'est assez pour combler mon besoin pour une année encore avant le grand voyage qui se prépare à l'horizon.
Oui! Un vieil ami avec qui j'ai déjà voyagé a fait ressortir, renaître l'idée d'une traversée de la Sibérie en train avec, sans doute, plusieurs escales dans quelques pays d'Asie centrale! Je suis déjà complètement séduit par cette idée. J'ai déjà jeté un oeil à des cours de langue russe pour pouvoir survivre le trajet.
Ah! Je te réécris à ce sujet, mon cher ami. Je suis content de reprendre la correspondance qui était restée depuis un moment silencieuse.
À bientôt
Gabriel
samedi 20 juin 2009
De nouveaux voyages!
Publié par
Gabriel
à l'adresse
12:05 AM
0
commentaires
vendredi 30 janvier 2009
Retour en Europe
Salut,
Je t'écris, mon ami, pour te dire que se termine dans les prochains mois une grande étape dans ma vie. Je vais terminer mon premier niveau universitaire. À l'horizon, la maîtrise! Pour cette raison et pour d'autres. Je pense à retourner quelques semaines en France, en Allemagne ou quelque part en Europe. Cette fois, ce ne serait plus pour une sorte de fuite ou de retour sur moi. Ce serait une exploration d'un monde. Je pense principalement à la France, parce que c'est le monde francophone qui m'occupera pendant la maitrise. J'aimerais tâter un peu le terrain et voir ce que le pays est en été.
Te rappelles-tu? J'avais vu, l'an dernier, quelques superbes endroits de l'hexagone, mais c'était l'automne ou l'hiver. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu Paris l'été... ni nulle part ailleurs. J'aimerais voir la Bretagne et toute la côte... et le centre du pays... toute la France m'attire!
Cela dit, je ne pourrai pas rester longtemps dans ce pays... j'aimerais voir encore d'autre lieu sur ce continent et revoir mes amis et la belle Christina. Je te reparlerai dès mes préparatifs! Je voulais seulement te laisser un mot sur mon possible retour en mode : voyage.
Au plaisir mon ami
Gabriel
Publié par
Gabriel
à l'adresse
4:41 PM
0
commentaires
Libellés : France, Introduction
mardi 16 décembre 2008
Retour vers l'avant
Maintenant que la boucle est bouclée, il faudrait la rouvrir. Je suis en manque de voyage. J'ai un mal étrange, un manque de nouveauté, de rencontre, d'action, de relaxation. L'Europe me manque, bien sûr, mais aussi les États-Unis et je rêve à l'Asie.
Cher ami, aide-moi à passer à travers de ce sentiment étrange. Je voudrais reprendre la route avec un ami. Je voudrais revoir sous mes pieds une nouvelle terre, de nouveaux rails ou un nouvel asphalte. La route me tente, elle m'appelle. Elle veut que je retourne l'explorer.
Je ne veux pas le faire seul ce nouveau chemin. Il ne me reste qu'à trouver quelques fonds et un partenaire. Je te réécris à ce sujet mon ami.
Bon hiver
Gabriel
Publié par
Gabriel
à l'adresse
7:17 PM
0
commentaires
Libellés : Introduction
mercredi 16 juillet 2008
La boucle est bouclée
Bonsoir mon ami,
Je t'écris encore parce que c'est fini. Oui, fini. Je boucle ce soir l'aventure en Allemagne et partout en Europe que j'ai vécu. Aventure qui a pris fin physiquement il y a de ça déjà plus d'un mois, mais qui se termine dans ma tête aujourd'hui. J'ai maintenant une routine, une vie reconstruite à Montréal. J'aime cette situation dans laquelle je suis.
Je dis que l'Europe est maintenant derrière autant de corps que d'esprit parce que j'ai autant de joie, de nostalgie que d'indifférence face à ce que j'ai vécu. Je suis content d'avoir vécu ce que j'ai vécu. J'aurais pu faire plus comme j'aurais pu facilement faire moins. Je ne te raconterai pas encore les souvenirs que j'ai. Bons comme mauvais, ils sont encore dans mon esprit et me motivent à vouloir repartir. C'est pourquoi je t'écris encore. Non pour seulement conclure ce voyage, mais pour t'annoncer la préparation d'un autre. Un? Non, plusieurs! Cet été j'aimerais faire de la marche dans le Québec... ensuite j'aimerais aller revivre l'effervescence des villes américaines comme New York et Boston... Chicago aussi! Puis finalement, je rêve de l'Asie et de la route de la soie.
C'est à long terme. Je dois avant me refaire des ressources. Je dois aussi finir de tirer ce que j'ai à tirer de mes souvenirs de voyage. Il y a encore... tellement de matière à former, à sculpter dans mes histoires de voyage que je ne dois pas en accumuler d'autres avant d'avoir donné des formes à ce que j'ai.
Il me faut aussi un partenaire de voyage. Quelqu'un de stable, d'aussi sérieux que moi dans le projet et aussi fou que moi pour vivre ce tour du monde. J'ai déjà quelques noms en tête que tu dois aussi deviner.
Nous en reparlerons.
À bientôt
Gabriel
Publié par
Gabriel
à l'adresse
11:11 PM
0
commentaires
Libellés : Décision, Introduction, Montréal
samedi 31 mai 2008
Une conclusion où je parle de Onfray
Salut,
Il reste 24 petites heures avant mon départ de l'Europe. Tu as reçu mes lettres mon ami et tu sais que j'attends avec une relative joie ce moment. Le goût de revenir apparaissait et disparaissait selon le temps et les événements, mais maintenant il ne reste que 24h et je dois lentement conclure cette longue série de lettres que je t'ai fait parvenir durant cette aventure outre-Atlantique. Comment devrais-je me diriger vers la fin de cette forme de communication, de cette forme d'amitié? Je ne veux pas faire un rapport de ce voyage. Je n'ai pas encore assez de recul et je changerais trop souvent et rapidement d'idée. Je pense que je vais seulement parler d'une chose qui a parcouru sans interruption mon séjour ici. Je parle ici, tu le sais bien, de ma lecture de Michel Onfray.
J'ai beaucoup lu sur lui, beaucoup apprit et ma perspective a aussi changé. J'étais jadis pris pas l'apparence. Son style flamboyant, ses textes courts son athéisme intelligent et militant... tout me plaisait. Je comprenais aussi ses idées et me retrouvais dans cette lecture. Maintenant? J'aime toujours autant et peut-être plus, mais avec une compréhension que je pense plus profonde.
Ce que je vais faire, c'est faire court et c'est écrire sur Onfray. Oui, Onfray qui m'a accompagné tout le temps de mon périple. Onfray qui m'a donné de quoi réfléchir. Onfray que j'apprends lentement à connaître. Oui, à connaître, car maintenant je pense avoir une image plus claire de son oeuvre. Je ne suis plus le lecteur vendu à la limite du culte, mais maintenant seulement un amateur intéressé. J'ai beaucoup lu ce qu'il a écrit et j'ai développé une perspective plus réfléchie (pour ne pas dire critique). J'aime toujours son style puissant et éclaté. On l'accuse parfois de se répéter dans toutes ces publications. Ils ont raison sur ce fait, mais il n'y a rien de mal dans cela. Dans ce cas, je trouve même pertinent qu'il se concentre à explorer tous les versants de son thème central qui est, selon moi, assez peu traité.
Je ne ferai pas plus long, je suis fatigué, mais je voulais signer cette suite de lettre comme elle a commencé : en parlant de Onfray. Est-ce que cette passion se continuera? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c'est que j'en ai tiré quelque chose.
Gabriel
Publié par
Gabriel
à l'adresse
2:46 AM
0
commentaires
Libellés : Conclusion, Europe, Michel Onfray
vendredi 30 mai 2008
La Franco Amérique
Salut mon ami,
Oui, je t'écris une lettre peu avant de revenir. Je veux te faire réfléchir et ouvrir un sujet que nous discuterons à mon retour. Je faire simple et clair.
Je dois t'avouer que présentement, je ne me sens plus lié à la France et à l'Europe. J'admire l'Europe et ce voyage, j'aime les gens que j'ai rencontrés et ce territoire va me manquer, mais je ne me sens pas d'ici. Mon chez-moi est en Amérique du Nord. Je me sens Nord Américain, j'appartiens à l'Amérique. D'une Amérique en changement oui, mais d'Amérique quand même.
As-tu longuement voyagé? En Europe? Je pensais avant de venir ici que j'étais plus français qu'américain, pour plusieurs raisons, dont mes études en lettre, mais je me trompais. J'étais comme disent Dean Louder et Eric Waddell dans leur livre "Franco-Amérique" : Je suis Franco Américain.
Qu'en penses-tu?
Gabriel
Publié par
Gabriel
à l'adresse
9:29 PM
0
commentaires
lundi 26 mai 2008
Un peu de spleen
Salut,
C'est au dernier moment que je suis pris par un étrange sentiment de nostalgie et de mélancolie. C'est maintenant, cinq jours avant le retour tant attendu, que je me sens un peu seul et volontairement plein de spleen. Volontairement dis-je, parce que je me relance dans cette littérature puissante et dangereuse qui avait éveillé mon esprit de dépressif dans mon indescriptible adolescence. Oui, je me suis lancé ce soir dans quelques relectures d'un auteur qui m'a longuement troublé, dérangé : Emil Michel Cioran.
C'est Michel Onfray qui, dans un de ses livres, dit qu'il est de bon goût de lire cet auteur comme d'autres dans son style... mais seulement jusqu'à 25 ans. Amusante remarque qui possède malgré tout un fou de pertinence. Cioran écrit des livres corrosifs. Il séduit et invite à regarder l'abîme, mais "Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi." - F. Nietzsche.
C'est ainsi que se présagent les quelques prochains jours. Ce mal-être ne durera, je l'espère, pas longtemps et je vais pouvoir profiter des derniers jours. Les derniers jours! Ah. Juste y penser me fait sourire. Ah! On se voit bientôt.
Gabriel
Publié par
Gabriel
à l'adresse
10:19 PM
0
commentaires
Libellés : Europe, Michel Onfray, Quotidien, Réflection